FMC l'étoile

             Psychiatrie               

Prescription des hypnotiques et anxiolytiques.

Thème 1995

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Les anxiolytiques ne doivent pas être utilisés en monothérapie dans les états dépressifs dont ils peuvent masquer les signes sans prévenir les risques évolutifs.
  La mise en route d'un traitement pour anxiété ou insomnie est suffisamment importante pour justifier ne consultation centrée sur ces symptômes.
  Les membres du groupe de travail ont estimé que, dès la mise en route du traitement médicamenteux, le prescripteur devrait indiquer au malade la durée prévue.
  Les essais cliniques n'ont pas démontré l'intérêt de l'association de deux anxiolytiques ou de deux hypnotiques par rapport à une monothérapie. En conséquence, on ne doit pas associer deux anxiolytiques ou deux hypnotiques. Le groupe de travail insiste sur le fait qu'il ne faut pas associer deux benzodiazépines prescrites comme hypnotiques.
  Le groupe de travail n'a pas trouvé de réponse dans les consensus publiés sur l'association entre une benzodiazépine "hypnotique" et une benzodiazépine "tranquillisante". Cependant, on doit considérer que toutes les benzodiazépines ont les mêmes effets cliniques, que la différence entre effet anxiolytique et sédatif tient à la dose utilisée, que bien souvent l'insomnie est liée à des phénomènes anxieux.
  Dans ces conditions, il existe un consensus professionnel fort pour dire qu'en cas d'insomnie et d'anxiété associées, une monothérapie par une benzodiazépine à visée anxiolytique, avec répartition des doses au cours du nycthémère assurant une dose maximale le soir permet le plus souvent un traitement satisfaisant des deux symptômes. L'association d'un anxiolytique et d'un hypnotique doit faire l'objet d'une évaluation rigoureuse et donc devrait être exceptionnelle.
  Après un traitement de plusieurs semaines, aucun traitement anxiolytique ou hypnotique ne doit être arrêté brutalement. Un tel arrêt brutal expose au syndrome de sevrage ou à un risque de rebond d'insomnie ou d'anxiété démontré par les essais cliniques et reconnu par l'ensemble des consensus.
  Nous reproduisons, à titre d'exemple, les recommandations d'un groupe d'experts anglais :
    - L'arrêt doit toujours être progressif.
    - Un sevrage efficace nécessite une coopération entre le médecin généraliste et le malade. Le malade doit désirer l'arrêt et comprendre ses bénéfices.
    - Pratiquement toute intervention médicale peut encourager les usagers chroniques à réduire leur consommation. Une lettre du médecin généraliste à tous les usagers chroniques de sa clientèle peut aboutir à ce qu'au moins 20 % et peut-être jusqu'à 40 % de ceux-ci arrêtent leur traitement ou au moins divisent par deux leur posologie.
    - Les malades qui ne réduisent pas leur consommation après une lettre initiale devraient être invités à discuter de leur utilisation de tranquillisants. Pour ceux qui souhaiteraient une aide pour réaliser l'arrêt, une évaluation détaillée de celle-ci devrait être réalisée soit par le médecin généraliste ou une infirmière entraînée.
    - A la suite de cette évaluation un calendrier pour un arrêt progressif devrait être établi. Les malades devraient réduire leur utilisation sur une période d'au moins 6 à 8 semaines quoique les durées de sevrage progressif très longues (au-delà de 6 mois) devraient être évitées si possible.
    - Le suivi et l'assistance au cours du sevrage doivent s'adapter à ce que le malade peut accepter. Il faut offir des consultations de soutien et développer des stratégies pour le traitement des symptômes.
    - Les malades non répondeurs à des programmes de ce type ou qui ont d'autres facteurs de risque, par exemple des antécédents d'abus d'alcool ou de médicaments ou une co-morbidité psychiatrique peuvent avoir besoin d'un soutien plus spécialisé et devraient être dirigés vers des services adéquats.
    - Il faut continuer à suivre les malades après le sevrage pour repérer les problèmes somatiques ou psychiques.
    - Les malades qui ne réussissent pas le sevrage devraient continuer à recevoir le traitement médicamenteux et se voir offrir ultérieurement un traitement approprié.
    - Il est recommandé que chaque praticien mette en place sa propre procédure qui tienne compte des possibilité locales en spécialistes et structures de soin.
  Les anxiolytiques et hypnotiques, doivent être prescrits dans le strict respect des conditions fixées par la commission d'AMM et figurant dans les notices officielles du dictionnaire Vidal des spécialités. Respect des indications, des posologies et des durées de prescription maximale: 12 semaines pour les tranquillisants, 4 semaines pour les hypnotiques (2 semaines pour le triazolam).
    - Les anxiolytiques n'ont aucune action antidépressive spécifique.
    - Aucun anxiolytique ne possède l'indication "trouble panique".
    - 0n ne doit pas associer deux anxiolytiques ou deux hypnotiques.
    - L'association d'un anxiolytique et d'un hypnotique devrait être exceptionnelle.
    - Aucun traitement anxiolytique ou hypnotique de plusieurs semaines ne doit être arrêté brutalement.
    - Aucune reconduction de prescription d'anxiolytique ou d'hypnotique ne doit être systématique.
    - Les posologies officielles recommandées chez le sujet âgé doivent être scrupuleusement respectées et le traitement doit toujours débuter par la posologie la plus faible.

Prescription des neuroleptiques.

Thème 1995

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  En France, les indications des neuroIeptiques sont fondées sur une connaissance essentiellement empirique, dans la mesure où elles étaient déjà formulées avant l'usage systématique des méthodes et des outils modernes d'évaluation (études en double aveugle, échelles d'évaluation). On les retrouve dans la plupart des documents de synthèse.
  Elles peuvent être résumées comme suit:
    - indications psychiatriques sur des entités cliniques (indications "nosographiques") : toutes les formes des états psychotiques, aigus ou chroniques, organiques ou "fonctionnels" ;
    - indications psychiatiques sur des entités cliniques autres que les états psychotiques:
       - maladie de Gilles de la Tourette,
       - quelques cas de névose obsessionnelle,
       - certains troubles somatiques dits "fonctionnels" (cénesthopathies, troubles hypocondriaques, somatisations et affections psychosomatiques), qui sont actuellement classés, selon la CIM-10, parmi les troubles névrotiques et somatoformes;
    - indications psychiatriques sur des entités syndromiques (indications "transnosographiques") ou sur des symptômes isolés : états d'agitation, états d'agressivité, états d'impulsivité, états de grande angoisse, insomnie rebelle. Ces indications peuvent concerner les Déficiences mentales, la psychopathie, l'alcoolisme, la toxicomanie en période de sevrage, voire certains états névrotiques;
    - indications neurologiques: certains mouvements anormaux, comme les mouvements choréiques de la maladie de Huntington et l'hémiballisme;
    - indications non neuro-psychiatriques:
       - certaines algies intenses et irréductibles (algies zostériennes, algies des cancéreux, névralgies du trijumeau),
       - certains troubles endocriniens, comme les "bouffées de chaleur" (notamment de la ménopause)
       - troubles nécessitant une médication antiémétique.
  Les indications essentielles des neuroleptiques, et les seules à avoir été confirmées par un nombre suffisant d'études contrôlées, sont les différents états psychotiques. Au sein de la symptomatologie psychotique, les neuroleptiques sont plus efficaces sur la symptomatologie positive (productive) que sur la symptomatologie négative (déficitaire) de ces affections.
  Toutes les autres utilisations actuelles:
    - ne reposent pas sur des études dûment validées;
    - ne sont que des indications de deuxième ou troisième intention (par ex., les troubles obsessionnels-compulsifs doivent être traités en priorité par des antidépresseurs et/ou des techniques psychothérapiques (cognitivo comportementales ou autres) ; les états durables d'impulsivité ou d'agressivité par des thymorégulateurs ; les états fonctionnels somatoformes par les diverses médications anxiolytiques, voire par des antidépresseurs, ou encore par des méthodes non médicamenteuses; les insomnies par les hypnotiques non neuroleptiques, en respectant les règles de prescription de ces produits ; les algies par des antalgiques spécifiques, etc.) ;
    - ne doivent, par conséquent, être utilisées qu'en cas d'échec des médications appropriées et pour de courtes périodes, faisant l'objet de fréquentes réévaluations cliniques de leur utilité réelle et du rapport risques - bénéfices de la poursuite de leur prescription;
    - doivent être accompagnées d'une surveillance minutieuse des effets secondaires et des éléments prodromes des incidents et accidents des neuroleptiques, ainsi que d'une mise en garde préalable du malade au sujet des effets secondaires, incidents et accidents;
    - ne doivent pas a priori, lorsqu'elles sont pratiquées, constituer des cures prolongées, c'est-à-dire dépasser les quatre à huit semaines sauf lors d'indications exceptionnelles (par exemple certains troubles obsessionnels invalidants ou certains états dangereux pour soi-même ou pour autrui, apparaissant chez des patients psychopathes, déficients mentaux ou alcooliques).
  De façon générale, la nécessité de réserver les traitements neuroleptiques essentiellement aux troubles psychotiques doit être affirmée de façon encoe plus nette dans le cas des cures prolongées par ces médicaments.
  Le texte de la Conférence de Consensus de Paris souligne que les associations de neuroleptiques, ayant comme but d'atteindre des "symptômes cibles" différents, n'ont jusqu'à présent pas été validées par des études contrôlées: "En l'état actuel des connaissances, toute prescription comportant deux neuroleptiques doit être argumentée et périodiquement réévaluée".

  Recommandations sur les cures neuroleptiques prolongées dans les états psychotiques chroniques:
    - Les cures neuroleptiques prolongées relèvent d'une configuration bénéfices - risques personnalisée pour chaque malade.
    - Les cures neuroleptiques prolongées dans les états psychotiques chroniques peuvent être prolongées jusqu'à cinq ans ou plus.
    - Parmi les différents états psychotiques chroniques, c'est surtout dans les schizophrénies que nous disposons de preuves de l'efficacité des cures neuroleptiques prolongées.
    - La cure neuroleptique prolongée doit se faire, de préférence, en monothérapie, en attente de données plus fiables sur l'intérêt de l'association de deux neuroleptiques aux cibles symptomatiques supposées différentes.
    - La cure neuroleptique prolongée doit faire l'objet d'une réévaluation, à la fois sur plan thérapeutique et sur celui des effets secondaires, tous les trois à six mois.
    - Des stratégies de réduction des posologies, en cure neuroleptique prolongée, sont recommandées. Il en existe deux: traitement continu à faibles doses, et traitement intermittent. Il n'existe pas actuellement de consensus sur la supériorité de l'une des stratégies par rapport à l'autre; il faut toutefois noter que la Conférence de Consensus de Paris a donné sa préférence aux cures continues à faibles doses.
    - La réduction ou l'arrêt de la cure neuroleptique prolongée doit se faire par paliers progressifs (sur trois à six mois, selon la posologie initiale).
  En règle générale, les médications anticholinergiques ne doivent pas être administrées d'emblée, à titre prophylactique, lors de la mise en route d'un traitement neuroleptique, sauf chez les malades à risques (par exemple personnes agées, antécédents de parkinsonisme ou d'autres dysfonctionnements cérébraux).

  La prescription des anticholinergiques doit être:
    - une monothérapie : l'association de deux correcteurs anticholinergiques n'est pas justifiée sur le plan thérapeutique et augmente le risque des effets secondaires atropiniques;
    - ponctuelle: traitement d'urgence en cas d'apparition de dystonies aiguës;
    - de brève durée: la prescription d'anticholinergiques après apparition d'un parkinsonisme peut être maintenue pour une période de trois mois.

Suivi des psychotiques.

Thème 1995

 

 

Pour en savoir plus sur la psychose schizophrénique

Conférences ANDEM sur le site de l'UPLM

 

 

 

 

 

  La psychose maniaco-dépressive est une maladie grave du fait d'un certain nombre de risques : suicides, désinsertions socioprofessionnelles et familiales, féquence des formes résistantes aux thérapeutiques prophylactiques. La forme bipolaire atteint approximativement 1 % de la population générale. La forme unipolaire concernerait un pourcentage plus important de la population (jusqu' 5 %), mais ces chiffres doivent tenir compte des critères de diagnostic retenus. Les classifications anglo-saxonnes ne se référent plus à l'étiopathogénie et sont avant tout fondées sur une description sémiologique. Ceci explique les chiffres élevés de fréquence de troubles unipolaires aux États-Unis.
  Dans les formes unipolaires dépessives, le recours à un traitement antidépresseur prolongé s'avère justifié. Cette attitude thérapeutique, admise par tous, est aujourd'hui très documentée.
  Les sels de lithium peuvent être indiqués dans les formes unipolaires dépressives lorsqu'il existe des antécédents familiaux et personnels de troubles de l'humeur et lorsqu'il y a des manifestations cliniques en faveur du caractère endogène.
  Dans les formes bipolaires, les sels de lithium sont le traitement de première intention par rapport à d'autres thymorégulateurs. Huit études contrôlées ont confirmé l'efficacité des sels de lithium. Pour la carbamazépine (Tégrétol*), seulement trois études ont été effectuées en double aveugle. Certains critères de prédiction d'efficacité pourraient faciliter le choix du traitement thymorégulateur.
  La surveillance et la prévention des effets indésirables et des accidents liés à la lithiothérapie et aux autres traitements thymorégulateurs sont facilitées par l'information du malade.
  Parallèlement à l'installation du traitement médicamenteux, des conseils d'hygiène de vie devront être communiqués au patient. Ils concernent entre autre, la nécessité d'adopter un mode de vie régulier en évitant particulièrement toute situation de surmenage et de carence de sommeil.
  La psychothérapie tient une place importante dans la prise en charge du maniaco-dépressif. Le trouble maniaco-dépressif ne peut être considéré comme une maladie "biologique" accessible uniquement à la chimiothérapie. La pratique professionnelle a montré que l'association d'une psychothérapie au traitement thymorégulateur est plus bénéfique pour le malade.
  Le choix du type de psychothérapie dépend de nombreux paramètres dont la structure de personnalité du sujet, son environnement, l'existence d'une co-morbidité, la fréquence des épisodes, l'importance des séquelles post dépressives. Une réévaluation du traitement et de la psychopathologie du malade doit être effectuée périodiquement. Cette réévaluation ainsi que le traitement psychothérapique nécessitent la plupart du temps un suivi ambulatoire régulier et prolongé.
  Le lithium s'adresse aux malades ayant un trouble maniaco-dépressif bipolaire et unipolaire et aux états schizo-affectifs intermittents. Ce traitement est en général institué par le spécialiste, poursuivi et surveillé par le généraliste en collaboration avec le psychiatre. L'indication de ce traitemeit tient compte de la fréquence des récidives et se justifie quand un malade a un épisode maniaque ou dépressif survenant dans les trois années après un premier épisode de trouble thymique. Le traitement prophylactique peut se justifier lorsqu'il n'y a eu qu'un seul épisode maniaque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Chaque malade doit être informé sur son traitement (objectifs, signification des effets indésirables, contre-indications, interactions médicamenteuses ).
  La posologie pour obtenir une lithiémie thérapeutique varie d'un sujet à l'autre. Elle se situe en moyenne entre 500 mg et 1500 mg chez les malades de moins de 60 ans et de 250 à 750 mg chez les sujets âgés. Il faut commencer le traitement avec une faible dose et contrôler la lithiémie après une semaine de traitement. La lithiémie doit être entre 0,5 et 0, 8 mmol/L. Certains malades peuvent avoir des lithiémies plus faibles (0,3-0,5 mmol/L), tandis que d'autres des concentrations plus élevées pour une meilleure protection contre les rechutes (0,8-1 mmol/L).
  Les effets indésirables sont dose-dépendants et peuvent être atténués par la réduction modérée de la lithiémie. Les tremblements peuvent être le premier signe d'un surdosage. Ils doivent faire contrôler la lithiémie.
  Outre la surveillance clinique, des examens biologiques doivent être pratiqués périodiquement (créatininémie, TSH ultra sensible) ou en fonction du contexte clinique.
  La durée du traitement devrait être fixée préalablement avec le malade. Un traitement "négocié" peut faciliter la prise en charge en fixant par exemple la durée du traitement à trois ans avec reconsidération du traitement au bout de cette période.
  Les modalités de prescription de la carbamazépine sont précisées dans le texte de la commission d'AMM figurant dans le dictionnaire Vidal. Le début du traitement varie selon l'objectif (traitement curatif ou préventif). En cas d'épisode maniaque, une posologie élevée pourra être utilisée dès le premier jour (600 mg). En cas de prophylaxie, le traitement sera progressif, par paliers de trois à quatre jours.
  La carbamazépinémie (concentration plasmatique de carbamazépine) doit se situer entre 5 et 10 mg/litre (ou 20 mmol/L et 40 mmol/L):
    - un premier dosage est demandé après une semaine de traitement,
    - un second dosage est demandé après trois semaines de traitement.
  Lorsque la carbamazépine est prescrite dans un but curatif (traitement d'un épisode aigu), elle pourra être arrêtée 2 à 4 mois après la disparition des troubles maniaques. Elle devra être prolongée si elle est prescrite comme traitement prophylactique. Les malades doivent connaître un certain nombre de recommandations. Ces informations doivent être communiquées au malade afin de compléter la notice du médicament.

Médicaments antidépresseurs.

Thème 1996

 

 

 

 

 

 

  La prescription d'un médicament antidépresseur doit reposer sur une évaluation clinique soigneuse afin de distinguer les pathologies dépressives caractérisées nécessitant un traitement spécifique et les symptômes dépressifs isolés, souvent transitoires, qui ne justifient pas obligatoirement une mesure thérapeutique médicamenteuse.
  Les antidépresseurs sont indiqués dans les épisodes dépressifs majeurs, c'est-à-dire caractérisés par l'acuité et la multiplicité des symptômes, leur durée et leur caractère invalidant.
  Un traitement antidépresseur ne doit pas être changé pour cause d'inefficacité avant une durée de prescription de deux à trois semaines à posologie dite efficace (sauf en cas d'aggravation).
  Un traitement antidépresseur ne doit pas être interrompu dès la disparition des symptômes dépressifs. Il est démontré que la poursuite du traitement pendant 4 à 6 mois (traitement de consolidation) réduit le risque de rechute.
  Un traitement antidépresseur doit être interrompu progressivement afin de prévenir tout risque de réactions de sevrage.
  Le traitement prophylactique des récidives (traitement au Iong cours sur plusieurs années) est justifié chez des patients qui ont eu au moins deux à trois épisodes dépressifs.
  La voie intraveineuse est réservée à l'usage hospitalier.
  Chez le sujet de plus de 70 ans, la posologie initiale recommandée pour la plupart des antidépresseurs est en moyenne la moitié de celle préconisée chez l'adulte. La posologie devra être réévaluée régulièrement au cours du traitement.

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