FMC l'étoile

   Dermatologie,Gastro-entérologie     

Acné.

Thème 1996

 

 

Pour en savoir plus

Conférences ANDEM sur le site de l'UPLM

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La prévalence de l'acné est voisine de 100 % au cours de l'adolescence et sa gravité diffère selon les individus. Quatre vingt cinq pour cent des adolescents ont une acné minime, les 15 % restants ont une acné grave qui est une notion difficile à définir. Parmi eux, 3 à 4 % des hommes et 0,4 % des jeunes filles ont une acné nodulo-kystique, suppurative et récidivante

lsotrétinoïne.
  L'AMM de l'isotrétinoïne n'a été demandée et accordée que pour les "acnés sévères, nodulo-kystiques et conglobata, ayant résisté aux traitements classiques majeurs, en particulier dans les localisations des lésions au niveau du tronc".
  La posologie optimale idéale d'administration varie entre 0,5 mg/kg/j et 1 mg/kg/j. A la posologie de 1 mg/kg/j, la durée minimale du taitement est de 4 mois; à une posologie plus réduite, le traitement doit être poursuivi jusqu'à ce que la dose cumulée d'isotrétinoïne soit de 120 mg/kg à 150 mg/kg. Sous réserve de l'administration d'une posologie entre 0,5 et 1 mg/kg/j et en l'absence de rémission complète à la dose cumulée, il n'y a pas de bénéfice supplémentaire à administrer une dose cumulée de plus de 150 mg/kg.
  Un bilan préalable est systématique. Il sera répété après 1 mois de traitement, 3 mois et 5 mois si le traitement est poursuivi. Il comprend un dosage des transaminases (ASAT, ALAT), du cholestérol total et des triglycérides. La littérature ne mentionne pas les valeurs biologiques maximales tolérées qui imposent la diminution des doses voire l'arrêt du traitement par isotrétinoïne. Un bilan préalable à la prise de contraceptif et un test de grossesse sont systématiques chez la femme. Tous ces éléments de surveillance restent conformes à ceux préconisés par l'AMM.
  La contraception.
Elle est obligatoire. La pilule doit être débutée au début du cycle suivant la consultation, un mois avant le début de l'isotrétinoïne, poursuivie pendant toute la durée du traitement et 1 mois au-delà de celui-ci, comme cela est préconisé dans l'AMM.

Antibiothérapie.
  Il y a un large consensus professionnel pour retenir comme indication de l'antibiothérapie générale l'acné papulo-pustuleuse non cicatricielle à prédominance faciale. Il n'y a pas dans la littérature d'essais ou de preuves formelles validant l'indication dans cette forme clinique.
  L'acné purement rétentionnelle (comédons et microkystes) n'est pas une indication de l'antibiothérapie.
  Il n'y a pas d'argument pour considérer qu'une antibiothérapie est supérieure à une autre en terme d'efficacité parmi celles efficaces. Les antibiotiques qui ont fait l'objet d'études publiées, aux posologies indiquées entre parenthèses sont les suivants (cités dans l'ordre alphabétique) :
    - Doxycycline (50 mg/j et 1 00 mg/j)
    - Erythromycine (0,5 g/j et lg/j)
    - Minocycline (1 00 mg/j) ;
    - Tétracycline (500 mg/j à 1 g/j).
  La posologie en traitement d'attaque de la doxycycline, de la minocycline (100 mg) et de la tétracycline (750 mg à 1 mg) pendant les 15 premiers jours, suivie d'une réduction de la dose, n'est pas une méthode validée mais habituellement pratiquée conformément aux recommandations du dictionnaire Vidal (1994).
  La durée d'administration est de 3 mois minimum. Un traitement prolongé peut être administré sans risque, ce qui n'a été validé que pour la tétracycline. Les cyclines ne doivent pas être associées à l'isotrétinoïne.

Hormonothérapie.
  Ce n'est pas un traitement majeur de l'acné en monothérapie. Le dictionnaire Vidal (1 994) signale que l'acné est un effet indésirable de tout traitement oestro-progestatif car tout progestatif a une activité androgénique. Les pilules à base d'oestro-progestatifs ne doivent pas être recommandées.
  Seule l'association oestrogène-acétate de cyprotérone n'a pas d'activité androgénique. Bien que le niveau de preuve soit faible, l'association éthinyl oestradiol 35 µg et acétate de cyprotérone 2 mg (Diane 35 R) peut être recommandée dans l'indication suivante: "acné ne justifiant pas un traitement systémique et souhait d'une contraception".

Régime.
  Aucune étude ne permet d'affirmer le bénéfice d'un régime au cours de l'acné.

Anti-ulcéreux.

Thème 1996

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour en savoir plus sur Hélicobacter

Conférences ANDEM sur le site de l'UPLM

 

 

 

  1 - Deux anti-ulcéreux ne doivent pas être prescrits simultanément.

  2 - Une endoscopie est indispensable pour affirmer le diagnostic d'ulcère duodénal ou gastrique évolutif et d'oesophagite.

  3 - Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), les inhibiteurs des récepteurs H2 de l'histamine (anti-H2), le sucralfate, le misoprostol sont des traitements efficaces de l'ulcère duodénal et de l'ulcère gastrique évolutif.

  4 - Les anti-H2 et les IPP sont efficaces dans le traitement initial de l'oesophagite modérée (grades I-II).

  5 - Une oesophagite sévère (grades III-IV) doit être traitée en première intention par les IPP

  6 - Les IPP sont efficaces dans la prévention des récidives d'oesophagites sévères (grades III-IV).

  7 - Les modalités du traitement préventif des récidives symptomatiques du reflux gastro-oesophagien et des récidives d'oesophagites modérées (grades I-II) restent à définir, en l'absence d'AMM pour les anti-ulcéreux dans cette indication.

  8 - Le sucralfate est une bonne alternative aux anti-H2, dans la prévention des ulcères et des hémorragies de stress, chez des patients ayant un ou plusieurs facteurs de risque.

  9 - Les formes injectables des anti-ulcéreux ne sont utiles que lorsque la voie orale est impossible.

  10 - Il n'y a pas actuellement de données suffisantes permettant de valider l'intérêt des anti-ulcéreux dans les différentes situations recouvrant l'appellation dyspepsie.

  11 - Il n'y a aucune étude permettant de préciser la conduite thérapeutique dans la gastrite chronique.

  12 - Il n'y a pas de preuve suffisante actuellement pour prescrire un anti-sécrétoire à forte dose dans le traitement des hémorragies digestives gastro-duodénales.

  13 - Le traitement de première intention de l'ulcère duodénal et de l'ulcère gastrique* associés à la présence d'Helicobacter pylori est le traitement d'éradication d'Helicobacter pylori d'une durée d'une semaine poursuivi par un traitement par un anti-ulcéreux pendant 3 à 5 semaines.

  14 - En cas d'éradication d'Helicobacter pylori*, il n'y a pas lieu de prescrire un traitement d'entretien par anti-ulcéreux à demi-dose dans l'ulcère duodénal. En cas d'absence d'éradication d'Helicobacter pylori ou dans les ulcères duodénaux sans présence d'Helicobacter pylori, on doit discuter la prescription d'un traitement d'entretien au long cours par anti-ulcéreux à demi-dose.

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* La prise en charge de l'ulcère duodénal et de l'uIcère gastrique est profondément modifiée par la présence d'Helicobacter pylori (cf. conférence de consensus, octobre 1995, Paris). Les recommandations suivantes (13 et 14) peuvent être ajoutées à partir des concIusions du Jury de la conférence de consensus.

Diagnostic biologique des hépatites virales.

Thème 1996

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Le diagnostic d'hépatite aiguë virale A, B ou C repose, selon le contexte clinique, épidémiologique et l'âge, sur la détection de l'IgM anti-VHA*, de l'Ag* HBs et des IgM anti-HBc, des Ac* anti-VHC.

  Hépatite A
  Le diagnostic d'une hépatite aiguë virale A est en général facile et repose sur la positivité des IgM anti-VHA. La recherche des Ac totaux anti-VHA n'est pas utile dans le diagnostic des hépatites aiguës virales A.
  Il n'existe pas d'hépatite chronique A et il n'est pas justifié de proposer une recherche des Ac anti-VHA devant une élévation chronique des transaminases.
  Il est recommandé de rechercher les Ac totaux anti-VHA avant de vacciner un sujet âgé de plus de 30 ans ; il est inutile de contrôler l'immunisation post vaccinale par un dosage des Ac totaux anti-VHA si la vaccination a été correctement effectuée.

  Hépatites B et C
  Devant une élévation chronique des transaminases, il faut rechercher une hépatite B ou C par la détection de l'Ag HBs et des Ac anti-VHC.
  Le diagnostic d'hépatite aiguë B repose sur la détection de l'Ag HBs et des IgM anti-HBc. Les recherches de l'Ag HBe, des Ac anti-HBe ou anti-HBs et de l'ADN du virus de l'hépatite B sont généralement inutiles pour faire le diagnostic d'hépatite aiguë virale B.
  Lors d'une suspicion d'hépatite chronique virale, en première intention, l'Ag HBs et les Ac anti-VHC seront recherchés. S'ils sont positifs ils doivent être contrôlés.
  Toute découverte d'un Ag HBs ou d'un Ac anti-VHC doit être contrôlée sur un autre prélèvement.
  La surveillance des hépatites chroniques virales B ou C repose sur le dosage des transaminases.
  Pour les patients atteints d'hépatite chronique B ou d'infection chronique par le VHB*, non traités, il n'est pas utile de rechercher l'ADN du VHB sérique plus d'une fois par an, sauf incident particulier (par exemple: réascension des transaminases ou apparition de signes faisant craindre une réactivation).
  Chez un sujet porteur chronique de l'Ag HBs, il faut rechercher l'Ag HBe, les Ac anti-HBe et l'ADN du VHB.
  Il est nécessaire d'effectuer un dépistage de l'hépatite B dans l'entourage de sujets atteints d'infection aiguë ou chronique par le VHB et de les vacciner s'ils n'ont pas de marqueurs d'infection.
  Le dépistage de l'Ag HBs fait partie du bilan systématiquement proposé à toute femme enceinte, après le 6e Mois, il serait souhaitable de le proposer plutôt dans les populations à risque.
  L'immunisation de l'enfant né de mère Ag HBs doit être vérifiée par le dosage des Ac anti-HBs entre le mois suivant la fin du protocole de vaccination et le 15ième mois de la vie. Une surveillance de l'absence d'infection (recherche de l'Ag HBs) et de la qualité de l'immunisation (dosage des Ac anti-HBs) doit être instaurée au cours de la vie de l'enfant. Des rappels vaccinaux tous les 5 à 10 ans sont recommandés.
  Il est inutile de répéter la recherche des Ac anti-VHC pour surveiller l'évolution des hépatites chroniques C .
  Il peut être proposé chez la femme enceinte, en particulier dans les populations à risque d'infection par le VHC un dépistage des Ac anti-VHC à l'occasion du dépistage systématique de l'Ag HBs. En cas de positivité des Ac anti-VHC, il paraît souhaitable de rechercher une réplication virale (ARN du VHC).
  Après la naissance d'un enfant de mère positive pour le VHC il n'existe pas d'attitude consensuelle concernant le suivi sérologique de l'enfant. La recherche des Ac anti VHC est inutile chez le nouveau-né et pendant la première année de la vie. il n'y a pas d'attitude consensuelle quant à la recherche de l'ARN viral.
  Une recherche des Ac anti-VHC peut être proposée aux sujets ayant un facteur de risque d'hépatite C éventuellement après recherche d'une élévation des transaminases.
  Il existe un accord professionnel fort pour confirmer l'utilité de la sérologie pré-vaccinale B (Ag HBs et Ac anti-HBc) dans les populations à risque qui peuvent être ainsi dépistées, en particulier les dialysés, les immunodéprimés, le personnel soignant et les personnes nées ou ayant vécu en zone de forte endémie.
  Après vaccination contre l'hépatite B, il est recommandé de vérifier la qualité de l'immunisation (dosage des Ac anti-HBs), 1 à 3 mois après la dernière injection et tous les ans chez les sujets à haut risque.

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*Ag = Antigène
*Ac = Anticorps
*VHA = virus de l'hépatite A
*VHB = virus de l'hépatite B
*VHC = virus de l'hépatite C

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