FMC l'étoile

Le Diabète de type 2

5.04.1999

Organisateur: Dr François Ferrer                 Expert: Dr Martine Roques

Dépistage, Diagnostic et Prévention

Objectifs et Règles du Traitement

Principes de Surveillance

Deuxième partie: Réunion du 13.04.1999

 Dépistage, Diagnostic et Prévention

  Le diabète de type 2 est dû à l'interaction d'une forte composante génétique et de facteurs d'environnement liés au " mode de vie occidental". Il est en général précédé par une phase de 15 à 20 ans d'insulino-résistance avec un surpoids de type orthoandrique et des anomalies plus ou moins importantes de la glycémie et des facteurs de risque cardiovasculaires favorisant l'athérogénèse.   L'hyperglycémie elle même peut rester silencieuse pendant plusieurs années après son installation, et le diabète est trop souvent révélé par une complication : 10 % des diabétiques de type 2 ont déjà une rétinopathie au diagnostic du diabète et les complications cardio-vasculaires peuvent apparaître en même temps que le diabète ou même le précéder.
  Ceci justifie une approche intégrée de dépistage et de prévention du diabète et des maladies cardio-vasculaires chez les sujets à risque.
  Le diagnostic de diabète repose quant à lui sur des critères stricts.

I - FACTEURS DE RISQUE DU DIABÈTE DE TYPE 2

  Les sujets à risque de diabète de type 2 peuvent être facilement identifiés par des critères d'ordre épidémiologique:
  - Des antécédents familiaux de diabète au premier degré,
  - Un surpoids défini par un Index de Masse Corporelle (poids en kg/taille en m2)> 27, surtout s'il    est de répartition orthoandrique (rapport taille/hanche > 0.80 chez la femme et > 0.9 chez    l'homme),
  - Pour les femmes des enfants de poids de naissance > 4 kg.
 Les facteurs de risque cardio-vasculaire liés à l'insulinorésistance comme l'hypertension artérielle et l'élévation des lipides sanguins sont également prédictifs de diabète de type 2. Une étude récente suggère que le tabagisme actuel ou passé augmente également le risque de diabète.
  Enfin le démembrement génétique du diabète de type 2 a fait des progrès récents, particulièrement pour les diabètes à début précoce. Un diagnostic génétique pour le déficit en Glucokinase (MODY II) ou pour les autres diabètes à transmission monogénique identifiée (MODY III essentiellement) peut être proposé aux familles comportant des membres dont le diabète a débuté avant 25 ans.

II - MESURES SUSCEPTIBLES DE PRÉVENIR OU DE RETARDER     L'APPARITION D'UN DIABÈTE DE TYPE 2

  Des conseils de prévention doivent être donnés aux sujets à risque dès la troisième décennie. Plusieurs instances peuvent contribuer à la délivrance et à l'impact de ces conseils : les médecins généralistes, les médecins du travail, les pharmaciens d'officine.
  L'activité physique a prouvé son efficacité pour retarder ou prévenir l'apparition du diabète de type 2 chez les femmes comme chez les hommes, et d'autant plus que le risque est élevé. Elle réduit également les facteurs de risque cardio-vasculaires. La plupart des études font état d'une relation linéaire inverse entre le niveau d'activité physique et le risque de diabète, sans vraiment dégager de seuil protecteur. Selon les sujets, on peut conseiller une ou deux séances d'activité sportive intense par semaine ou bien une marche quotidienne de 45 mn à 1 h.
  Bien que les mesures diététiques n'aient pas formellement prouvé leur efficacité pour prévenir le diabète, une réduction calorique modérée (1/3 de la ration habituelle) poursuivie au long cours est susceptible d'obtenir et de maintenir une perte de poids de quelques kg (5 à 10 % du poids) et de réduire le risque de diabète. Au plan qualitatif, la réduction des graisses saturées, l'augmentation de la consommation de fibres, d'huile d'olive et de graisses de poissons sont des mesures utiles à la prévention des maladies cardio-vasculaires.

III - DÉPISTAGE CIBLÉ DU DIABÈTE DE TYPE 2, PÉRIODICITÉ.

  Un dépistage ciblé du diabète de type 2 doit être pratiqué tous les 2 à 3 ans chez les sujets à risque, dés l'âge de 40 ans. Le dépistage doit consister en une glycémie à jeun et un bilan lipidique simple (cholestérol total et triglycérides). Ceci devrait suffire à diagnostiquer la plupart des diabètes méconnus, mais on peut légitimement faire un dépistage avant cet âge dans une optique de prévention cardiovasculaire.
  Chez les sujets sans facteurs de risque et asymptomatiques, un dépistage tous les 5 ans paraît suffisant, à partir de l'âge de 40 ans.

IV - DIAGNOSTIC DU DIABÈTE EN 1999.

  Le diagnostic de diabète doit être posé en observant les nouveaux critères proposés par les experts de l'American Diabetes Association et de l'O.M.S. : le diagnostic nécessite une glycémie à jeun > 1.26 g/1, (7 mmol/1) vérifiée à deux reprises, ou une glycémie > ou = à 2 g/1 à deux reprises à n'importe quel moment de la journée. La principale nouveauté de ces critères diagnostiques est l'abaissement de la glycémie à jeun de 1.40 g/l à 1.26 g/l. Ceci est justifié par deux types de raisons :  - L'équivalence entre le chiffre de glycémie à jeun de 1,26 g/l et le chiffre de 2,00 g/l après hyperglycémie provoquée par voie orale qui prédit le risque de rétinopathie,
  - L'augmentation du risque de complications cardio-vasculaires dès 1,26 g/l dans plusieurs études dont l'étude de Withehall et l'Etude Prospective Parisienne.
  Il faut éviter la prescription d'antidiabétiques oraux en dehors de ces critères diagnostiques. Malgré un renouveau d'intérêt récent, le dosage de l'Hba 1 c ne doit pas être utilisé pour le diagnostic de diabète, d'une part parce que ses normes et sa fiabilité varient énormément d'un laboratoire à l'autre, d'autre part parce qu'il n'existe pas suffisamment d'études prospectives pour établir sa sensibilité et sa spécificité dans cette indication.

V - INTÉRÊT DE L'HYPERGLYCÉMIE PROVOQUÉE PAR VOIE ORALE.

  En cas de glycémie " limite " (entre 1, 10 g/l et 1,26 g/l à jeun à plusieurs reprises), il est classique de prescrire une HPO pour affirmer ou exclure le diagnostic de diabète. La réalisation de ce test nécessite des conditions rigoureuses : sujet à jeun, apport alimentaire d'au moins 200 g de glucides/jour les 3 jours précédents, absence de maladie aiguë les 2 semaines précédentes, arrêt depuis au moins 3 jours des corticoïdes et diurétiques, l'administration de 75 g de glucose.
  Même ainsi, l'HPO est peu reproductible et connaît de nombreux faux positifs. C'est pourquoi elle n'est pas utile en pratique pour poser le diagnostic de diabète. Il paraît plus opérationnel de considérer les facteurs de risque de diabète, le niveau relatif de la glycémie et l'existence d'autres facteurs de risque cardio-vasculaire pour décider d'une stratégie de prévention.

VI - APPORT DE l'ÉPIDÉMIOLOGIE POUR UN DÉPISTAGE ET UNE PRÉVENTION CIBLÉS.

Certaines ethnies sont particulièrement exposées au diabète, comme en France les sujets d'origine antillaise, réunionnaise ou polynésienne. Chez ces sujets, le dépistage doit débuter dès l'âge de 30 ans. Chez tous les sujets dont la glycémie à jeun est déjà entre 1,10 et 1,26 g/l, le dépistage doit être annuel.
  Dans un but d'efficacité et de maintien de la qualité de vie, il importe d'adapter les conseils hygiénodiététiques au style de vie et aux possibilités des patients.

 

Objectifs et Règles du Traitement

Les objectifs du traitement des patients atteints de diabète de type 2 concernent à la fois le contrôle glycémique et celui des autres facteurs de risque cardio-vasculaires. Ces objectifs doivent être modulés selon l'age des patients et selon la combinaison entre les différents facteurs de risque qui exagère de façon exponentielle le risque vasculaire. Il ne s'agit pas seulement d'établir un consensus médical sur ces objectifs, mais encore de s'assurer que les objectifs du traitement sont bien communs aux diabétiques et à leurs médecins. Le traitement du diabète de type 2 est celui de l'hyperglycémie plus celui des facteurs de risque cardio-vasculaires associés. Le patient doit être éduqué sur les risques des associations médicamenteuses avec les sulfamides hypoglycémiants. Une stratégie de traitement par étape est proposée, avec possibilité de retour en arrière lorsque les objectifs ont été atteints. L'auto surveillance glycémique peut être un adjuvant thérapeutique utile si elle est utilisée à bon escient.

I - OBJECTIFS GÉNÉRAUX DU TRAITEMENT.

Les objectifs généraux du traitement sont
  - L'amélioration de la qualité de vie,
  - Le contrôle strict de l'hyperglycémie,
  - Le dépistage et la prise en charge des facteurs de risque cardio-vasculaire,
  - La prévention des complications aiguës et chroniques,
  - Le traitement efficace des complications si elles sont survenues,
  - La réduction de la mortalité, particulièrement cardio--vasculaire.

II - OBJECTIFS MÉDICAUX DU TRAITEMENT

Les buts médicaux précis sont les suivants :

- Hb Alc
- Tension artérielle
- Cholestérol total
- LDL-Cholestérol
- Triglycérides
- Index de Masse Corporelle
- Arrêt du tabac et éviction du tabagisme passif

<6.5 % (pour une normale <6 %)
< ou = 139-144/81-82 mmHg
< 2.00 g/l (5.2 mmol/l)
< ou = 1.30 g/l (3.4 mmol/l)
< ou = 1.50 g/l (1.7 mmol/l)
< ou = 27 kg/m2

  L'objectif glycémique doit être exprimé en terme d'Hb A1c.
Il évalue le niveau d'hyperglycémie cumulé et le risque de complication.
Il faut moduler l'objectif glycémique selon l'âge, les maladies et les complications associées, les possibilités du patient et le degré d'acceptation de la maladie.
Entre 6.5 % et 8 % le praticien doit évaluer la nécessité et le rapport bénéfices/risques du changement de traitement nécessaire à améliorer le contrôle glycémique.
Au-delà de 8 %, et sauf cas particulier une modification de traitement est nécessaire.
Il est nécessaire d'utiliser une méthode de référence comme la chromatographie liquide à haute pression (CLHP), la chromatographie liquide basse pression ou le dosage immunologique.Les autres méthodes ne sont pas utilisables en pratique clinique.
  L'HTA constitue un facteur de risque de cardiopathie ischémique et un facteur aggravant de néphropathie et de rétinopathie. La normalisation de la PA est capitale dans l'optique de la prévention de la néphropathie diabétique, de la rétinopathie et de la mortalité cardio-vasculaire.
  Les objectifs lipidiques doivent être modulés selon le niveau de risque cardio-vasculaire. Les facteurs de risque à prendre en compte sont : le sexe masculin, l'âge > 45 ans pour les hommes et > 55 ans chez les femmes, la présence d'un tabagisme en cours, d'une HTA, d'un antécédent familial de maladie cardio-vasculaire avant 65 ans, d'un HDL Cholestérol < 0,35 g/l, d'une micro albuminurie, d'une hypertrophie ventriculaire gauche.
   - En présence d'un seul autre facteur de risque, y compris l'âge, l'objectif d'un LDL-Cholesterol < ou = 1,60g/l est suffisant.
   - En présence de deux autres facteurs de risque ou plus, le LDL-Cholestérol doit être < ou = à 1,30 g/l.
   - En prévention secondaire (cardiopathie ischémique ou pathologie vasculaire périphérique documentées) le LDL-Cholestérol doit être < ou = à 1,00 g/l.
  Les objectifs doivent être " fabriqués sur mesure " pour chaque patient grâce à une négociation confrontant les objectifs médicaux et ceux du patient afin de les faire converger progressivement. Ainsi, les buts définis ci-dessus peuvent être difficiles à atteindre ou même non souhaitables chez certains patients qui n'ont pas accepté leur maladie. Répéter constamment qu'il faut perdre du poids à un sujet qui n'arrive pas à contrôler son alimentation, ou bien presser d'arrêter le tabac un patient dont c'est le seul réconfort peut aboutir au découragement et à l'abandon de tout effort de traitement. Il vaut mieux accepter transitoirement une conduite à risque, que de tenter d'imposer à tout prix des modifications irréalistes des habitudes de vie.

III - INDICATIONS DU TRAITEMENT PAR RÉGIME SEUL

  La diététique et l'activité physique doivent être le seul traitement initial des hyperglycémies modérées et asymptomatiques (< 2 g/l).
  En cas d'échec, il ne faut pas laisser évoluer une hyperglycémie autour de 2g/l plus de 6 mois sans prescrire un traitement médicamenteux, afin d'éviter le cercle vicieux de la glucotoxicité : hyperglycémie - insulinopénie - insulinorésistance.

IV - INDICATIONS PRÉFÉRENTIELLES DES DIFFÉRENTS     HYPOGLYCÉMIANTS ORAUX

  Les indications des hypoglycémiants oraux sont les hyperglycémies symptomatiques, et les hyperglycémies résistant à 6 mois de traitement hygiéno-diététique.
  Les critères de choix sont l'âge, le poids, le niveau de l'hyperglycémie et la présence de contre-indications à certains médicaments.
  L'action hypoglycémiante des sulfamides hypoglycémiants est identique à celle de la metformine.
  Les sulfamides hypoglycémiants en abaissant l'Hb A1c moyenne de 0.9 % pendant 10 ans étaient capables de réduire le risque de complications micro vasculaires de 25%, en premier lieu grâce à un effet bénéfique sur la rétinopathie. La réduction du risque de doublement du taux de créatinine plasmatique est de 67 %. La réduction obtenue pour l'infarctus du myocarde (première cause de mortalité) est de 16%, ce qui est à la limite de la significativité statistique (p = 0.052) mais ce qui a un intérêt clinique évident.
  Le traitement initial par metformine prescrit chez les diabétiques avec surpoids (IMC >27) provoque à efficacité glycémique égale une prise de poids moindre que les sulfamides. Dans ce groupe de patients, il réduit le risque de complications du diabète de 32 %, de façon plus importante que les sulfamides, et le risque de mortalité liée au diabète de 42 %, de façon comparable aux sulfamides. Il réduit aussi le risque de mortalité toutes causes de 36 %; cette réduction n'est pas observée avec les sulfamides. Elle est obtenue essentiellement grâce à la réduction du nombre des infarctus du myocarde (-39 %). Par contre l'ajout de metformine chez les patients initialement traités par sulfamides est associé à une augmentation de la mortalité, d'interprétation difficile.
  Les inhibiteurs des alpha-glucosidases (acarbose et miglitol) ralentissent l'absorption des glucides après les repas. Leur efficacité nécessite deux conditions : une ration glucidique dépassant 150 g/jour et une élévation des glycémies postprandiales. Cette élévation est loin d'être la règle dans le diabète non insulino-dépendant où l'hyperglycémie domine souvent à jeun du fait de la production exagérée de glucose par le foie. L'acarbose a permis une baisse significative de l'Hb A1c de -0.2 %, qui atteint -0.5% chez les patients compliants.

  Indications préférentielles
  Patients en surpoids (IMC >27) : metformine.
  Hyperglycémie très modérée : metformine ou inhibiteurs des alphaglucosidases ( risque d'hypoglycémies sous sulfamides ).
  Si insulinopénie relative (forte hyperglycémie, tendance à l'amaigrissement) : sulfamides. hypoglycémiants.
  Dans tous les autres cas: au choix ( les inhibiteurs des alphaglucosidases n'ont pas démontré leur efficacité sur la prévention de la microangiopathie diabétique ).

 

V - QUELLES SONT LES CONTRE-INDICATIONS DES ANTIDIABÉTIQUES ORAUX ?

  Biguanides : Insuffisance rénale (clairance de la créatinine <60 ml/mn),
              insuffisance hépatique et l'alcoolisme qui réduisent l'excrétion des lactates,               insuffisance cardiaque,
              insuffisance respiratoire,
              infarctus du myocarde récent et les situations d'hypoxie en général (infections,               poussée d'artérite, hypovolémie),
              la grossesse et la lactation.
  Le non-respect de ces contre-indications expose au risque d'acidose lactique, accident rare (0.024 cas pour 1000 années patients) mais qui est fatal dans 30 % à 50 % des cas. Bien que l'âge ne soit pas une contre-indication à la metformine, sa prescription doit être prudente après 70 ans du fait de la détérioration de la fonction rénale associée au vieillissement : la clairance de la créatinine par la formule de Cockcroft doit être vérifiée deux fois par an.
  Les biguanides doivent être arrêtés immédiatement en cas de maladie aiguë (infarctus du myocarde, infection) et 48h avant une anesthésie générale ou une injection de produits de contraste iodés.

  Sulfamides hypoglycémiants (SH) : Insuffisance rénale,
                                   Grossesse, lactation
                                   Allergie aux sulfamides.
  La complication essentielle des SH est la survenue d'hypoglycémies prolongées et sévères ( 19 cas pour 1000 années patients dont 4,2 nécessitant une hospitalisation). Ce risque est majoré par le jeûne, l'insuffisance rénale, la prise d'alcool et surtout les associations médicamenteuses qui comptent pour 73 % des causes retrouvées d'hypoglycémies sévères. Pour éviter ce risque :
  - il faut utiliser des sulfamides à demi-vie courte dès que la clairance de la créatinine est inférieure à 60 ml/mn et les arrêter dés qu'elle est inférieure à 30 ml/mn.
  - Leur posologie doit être augmentée progressivement et les patients doivent être éduqués à ne pas prendre le comprimé en cas d'activité physique importante ou de repas sauté, à avoir trois sucres sur soi, et surtout à signaler le traitement suivi en cas de prescription d'autres médicaments.

  Acarbose et le miglitol sont contre-indiqués durant la grossesse et l'allaitement.

VI - ASSOCIATIONS MÉDICAMENTEUSES A RISQUE AVEC LES     ANTIDIABÉTIQUES ORAUX ?

  Les interactions médicamenteuses avec les SH sont nombreuses et il est souhaitable de les inscrire sur une fiche remise au patient. Le mécanisme de ces interactions est dominé par le déplacement de la fixation protéique des sulfamides (sulfamides antibactériens, coumariniques, phénylbutazone, anti-inflammatoires non stéroïdiens, clofibrate, salicylés à forte dose ) et la diminution de leur catabolisme hépatique (la cimétidine, l'allopurinol et surtout le miconazole per os qui est le seul médicament absolument contre-indiqué avec les sulfamides, même en glossettes buccales). Certains médicaments ont un effet hypoglycémiant propre qui peut s'ajouter à celui des sulfamides, comme les antiarythmiques, cibenzoline et disopyramide. La pentamidine utilisée dans le traitement des pneumopathies à Pneumocystis Carinii peut être responsable d'hypoglycémies graves suivies d'hyperglycémie chronique en provoquant une lyse des cellules pancréatiques sécrétant l'insuline.

VII - TRAITEMENTS MÉDICAMENTEUX ADJUVANTS

  Le Benfluorex ( Mediator™ ) peut-être prescrit en remplacement des biguanides si ceux-ci sont mal tolérés. Il est contre-indiqué en cas de pancréatite.
  La Ticlopidine (500 mg/j) et de l'Aspirine (1 g/j) ralentirait la progression de la rétinopathie diabétique non proliférative débutante.
  Certains IEC apporteraient une stabilisation de la fonction rénale, mais cette efficacité demande confirmation.
  L'aspirine à dose anti-agrégante (75 à 300 mg/jour) doit être prescrite en cas de cardiopathie ischémique, d'athérome carotidien sténosant, d'antécédent d'accident ischémique constitué ou transitoire, comme chez les non-diabétiques.
  Le traitement hormonal substitutif de la ménopause (THS) serait associé à une réduction très importante d'événements coronariens majeurs. Cette étude n'a pas été confirmée. Il est souhaitable d'utiliser des progestatifs non androgéniques et d'administrer les estrogènes par voie percutanée en cas d'hypertriglycéridémie.

VIII - PLACE DE L'AUTOSURVEILLANCE GLYCÉMIQUE

À ce jour aucune étude n'a montré que l'auto surveillance glycémique améliorait par elle-même le contrôle glycémique des diabétiques de type 2. Cependant, elle peut être très utile pour améliorer les résultats du traitement si elle est utilisée à bon escient.
  - Pour augmenter et entretenir la motivation des patients en leur montrant une maladie qu'ils ne ressentent pas. C'est un moyen d'éducation pour comprendre l'effet des aliments et de l'activité physique sur les glycémies et pour évaluer les bénéfices d'un traitement médicamenteux ou d'un effort diététique : le patient peut ainsi progresser vers une plus grande autonomie de traitement. Ce peut être cependant un outil à double tranchant car si le résultat ne récompense pas les efforts entrepris, un sentiment de découragement peut s'installer. La discussion des résultats et la recherche de solutions avec le médecin doit permettre d'éviter cet écueil.
  - Pour déterminer le profil glycémique et adapter la thérapeutique en conséquence. Le diabète de type 2 est caractérisé par une augmentation de la néoglucogenèse hépatique nocturne et se déséquilibre d'abord en fin de nuit et le matin : dans 80 % des cas, la glycémie à 18h est la plus basse de la journée. Les glycémies postprandiale et en fin d'après-midi sont mieux corrélées à l'Hb A1c que la glycémie à jeun et sont de meilleurs prédicteurs du déséquilibre glycémique. La détermination de la glycémie postprandiale permet également d'évaluer l'intérêt de mesures diminuant l'effet hyperglycémiant des repas comme le fractionnement de l'apport en glucides et la prescription d'acarbose ou de miglitol.
  Les lecteurs ne sont pris en charge par l'Assurance Maladie que pour les diabétiques atteints de rétinopathie ou traités par l'insuline. Le prix d'un lecteur est de 400 F environ.
  Il est nécessaire de vérifier la technique d'auto surveillance en comparant périodiquement la glycémie au laboratoire et la glycémie capillaire, en tolérant un écart de 10 % compte tenu de la différence des techniques de dosage.
  La fréquence de l'auto surveillance doit être adaptée à ses buts. Pour les diabétiques traités par régime et comprimés, on conseille 1 ou 2 cycles hebdomadaires comprenant une glycémie à jeun, une glycémie 1 h30 après le début d'un repas, et une glycémie vers 18h. Les résultats doivent être consignés sur un carnet, en 3 colonnes, pour servir à l'adaptation du traitement.

IX - CONDUITE À TENIR EN CAS DE FORTE HYPERGLYCÉMIE

  En cas de glycémie > 3 g/l, l'attitude dépend de la présence d'acétonurie. En cas de polydipsie sans acétonurie, l'essentiel est d'éviter la déshydratation en s'assurant que le patient a accès à la boisson et boit suffisamment pour compenser ses pertes hydriques.
  En cas d'acétonurie avec amaigrissement, l'existence de nausées signale l'urgence : il faut adresser le patient au spécialiste ou à l'hôpital immédiatement ou si cela n'est pas possible prescrire de petites doses d'insuline rapide.
  En dehors du diagnostic d'un diabète longtemps méconnu, les hyperglycémies majeures signalent le plus souvent une maladie intercurrente, qui nécessite un traitement spécifique rapide.

X - SEUILS DE MODIFICATION DU TRAITEMENT

La mise en Ïuvre du traitement doit être adaptée aux objectifs déterminés pour chaque patient, et respecter une stratégie progressive, avec possibilité d'allégement thérapeutique si les objectifs sont atteints.
  Le diabète de type 2 est une maladie d'aggravation progressive où des adaptations thérapeutiques successives sont nécessaires pour maintenir le bon contrôle glycémique. Il faut s'attacher à modifier le traitement si les objectifs glycémiques ne sont pas atteints, sans précipitation inutile mais sans retard préjudiciable. Les doses d'hypoglycémiant oral doivent être augmentées par palier de 2 à 4 semaines en se basant sur la glycémie à jeun et postprandiale, éventuellement complétées par une auto surveillance glycémique. Une diminution de l'Hb Alc, de 10 à 20 % en 3 mois est considérée comme une marque d'efficacité thérapeutique. La stratégie thérapeutique doit être complètement revue si l'objectif n'est pas atteint en six mois.

 

XI - ÉTAPES THERAPEUTIQUES POUR LES DIABETIQUES DE TYPE 2

Définition des objectifs

IMC > 27

PAS DE SURPOIDS

Régime restrictif

Régime

Succès

Echec

Echec

Succès

Régime + Metformine

R+ SH ou Met ou Inh

Continuer

Echec

Echec

Continuer

Rég. + Met. + SH

+ hypolipidémiant si besoin

R + SH + Met

Succès

Echec

+ anti-HTA si besoin

Echec

Succès

R + B + SH + Inh

R + SH + Met + Inh

Si bon contrôle métabolique &endash; essai d'allégement thérapeutique
En cas d'échec de R + Inh, prescrire R + SH ou R + B avant de passer à une trithérapie.

 

Principes de Surveillance

  La surveillance médicale des diabétiques a deux buts : la vérification du contrôle du diabète et des facteurs de risque associés, le diagnostic précoce d'un retentissement micro et macro vasculaire de la maladie. Le dépistage précoce des complications conditionne l'efficacité de leur traitement et il n'y a pas de qualité des soins sans une surveillance adaptée et systématisée. Une stratégie de bilan annuel est proposée, qui est résumée dans le " tableau de bord ". Le dépistage du risque podologique fera l'objet d'un chapitre particulier et n'est pas repris ici.

I - BUT DU BILAN INITIAL LORS DU DIAGNOSTIC

Le bilan initial a un triple but :
  - Écarter un diabète secondaire, essentiellement à une hémochromatose (par la saturation de la sidérophylline) ou à une pancréatopathie ; dans ce but, une échographie voire un scanner abdominal peuvent être nécessaires en cas de forte hyperglycémie chez un sujet de plus de 50 ans sans surpoids majeur ni antécédent familial de diabète et d'autant plus qu'il existe des anomalies du bilan hépatique,
  - Faire l'état du retentissement éventuel du diabète et des facteurs de risque cardio-vasculaire associés,
  - Dater le diabète: la présence de signes spécifiques de rétinopathie, qui nécessitent 5 à 7 ans pour apparaître, signe l'antériorité du diabète par rapport à son diagnostic officiel.

II - RYTHME ET LES MODALITÉS SOUHAITABLES POUR I'EXAMEN OPHTALMOLOGIQUE

  Un examen ophtalmologique annuel est indispensable chez tous les diabétiques, car il a été prouvé que la systématisation de l'examen des yeux réduisait le handicap visuel dû au diabète. Cet examen comporte la mesure du tonus oculaire, de l'acuité visuelle, l'examen de l'iris et du cristallin et l'examen du fond d'Ïil après dilatation. La prescription de cet examen ophtalmologique annuel est de la responsabilité du médecin traitant.
  En ce qui concerne les diabétiques de type 2, le principal problème provient de l'incertitude sur la durée réelle du diabète, qui peut précéder le diagnostic de plusieurs années. C'est pourquoi il est souhaitable que l'examen ophtalmologique initial comporte une angiographie à la fluorescéine qui constitue un document objectif permettant d'orienter la surveillance ultérieure. Par la suite l'indication de l'angiographie doit être portée en fonction des résultats de l'examen ophtalmologique et de l'équilibre du diabète, en se souvenant que l'angiographie n'est pas un examen de surveillance en l'absence de lésion rétinienne. Par contre et quelle que soit la durée du diabète, une angiographie est nécessaire tous les ans lorsqu'une rétinopathie a été diagnostiquée. L'angiographie permet de mettre en évidence les signes infra cliniques ou discrets de rétinopathie qui peuvent échapper à l'examen du fond d'Ïil, et elle permet de poser les indications du traitement par laser.
  Le compte-rendu de l'examen ophtalmologique est trop souvent indisponible, soit qu'il n'ait pas été écrit, soit qu'il ait été perdu. Il est indispensable de disposer d'une Fiche de liaison Ophtalmologique sur laquelle le médecin traitant inscrit les renseignements nécessaires à informer son collègue ophtalmologiste du contexte clinique, et l'ophtalmologiste inscrit les résultats de son examen. Un modèle de fiche, tripliquée a été élaboré dans l'Essonne en concertation entre ophtalmologistes et diabétologues. Un exemplaire de ce compte-rendu est destiné au patient qui peut le présenter à chaque médecin consulté.

III - QUAND RENFORCER LA SURVEILLANCE OPHTALMOLOGIQUE

La surveillance ophtalmologique doit être renforcée lors de la puberté, en cas de décompensation tensionnelle ou rénale, et en cas de recherche d'une équilibration rapide du diabète qui peut aggraver une rétinopathie proliférante ou pré-proliférante. Celle-ci doit être traitée par laser et la baisse de la glycémie doit être progressive. En cas de grossesse, la surveillance ophtalmologique doit être trimestrielle en l'absence de rétinopathie et encore plus fréquente en cas de rétinopathie. La grossesse ne contre-indique pas l'angiographie et il est recommandé de réaliser un bilan ophtalmologique complet dès la période de préconception.

IV - INFORMATIONS A DELIVRER AUX PATIENTS POUR FACILITER LE SUIVI OPHTALMOLOGIQUE

Trois notions sont indispensables :
  - La nécessité d'un examen ophtalmologique annuel,
  - Le fait que l'examen comprendra une dilatation pupillaire qui rendra difficile ou impossible la conduite automobile pendant une durée variable après l'examen,
  - la possibilité de troubles transitoires de la.réfraction lors de la normalisation glycémique rapide d'un diabète très déséquilibré, avec une vue trouble pouvant se prolonger 4 à 10 semaines selon les sujets.

V - MÉTHODES DE DÉPISTAGE DE LA NÉPHROPATHIE DIABÉTIQUE

L'élévation de la micro albuminurie est le signe le plus précoce d'une atteinte rénale due au diabète. La micro albuminurie doit être dosée dés le diagnostic de diabète, puis annuellement. Le recueil peut être fait sur les urines des 24h, de 12h, ou sur un échantillon d'urines du réveil en la couplant au dosage de la créatininurie.
  Les chiffres anormaux sont >30 mg/24h ou >20 mg/l ou >20 mcg/mn ou >2.5 mg/mmol de créatinine.
  Un chiffre élevé doit être confirmé par deux autres dosages répétés dans les six mois, car l'excrétion urinaire d'albumine peut être augmentée par un exercice physique intense, une maladie aiguë fébrile, une infection urinaire, une insuffisance cardiaque ou un déséquilibre transitoire du diabète. En cas de néphropathie débutante confirmée, la micro albuminurie doit être surveillée tous les six mois pour tester l'efficacité des interventions thérapeutiques.
  Le dosage de la micro albuminurie est capital car son élévation signale un risque de mortalité cardiovasculaire multiplié par 2.5. Le diagnostic de micro albuminurie pathologique modifie la prise en charge des patients et nécessite des mesures pour prévenir la dégradation de la fonction rénale et la mortalité cardio-vasculaire, telles que la pratique d'un test d'effort à partir de 45 ans, la mise en route d'un traitement anti-hypertenseur même pour des chiffres limites ou intermédiaires de pression artérielle, la discussion d'un traitement anti-agrégant, la recherche d'une normalisation stricte du profil lipidique.

VI - COMMENT ET CHEZ QUI RECHERCHER UNE CARDIOPATHIE     ISCHÉMIQUE SILENCIEUSE ?

  La présentation clinique de la cardiopathie ischémique est volontiers atypique chez les diabétiques, avec une fréquence d'ischémie silencieuse multipliée par 3 à 5. Cette ischémie silencieuse a les mêmes risques qu'une insuffisance coronarienne classique et son dépistage avant la survenue d'une complication irréversible est un enjeu essentiel de la surveillance dès l'âge de 45 ans.
  Au minimum c'est la recherche de signes fonctionnels d'insuffisance coronaire atypique, de signes d'insuffisance cardiaque et la pratique d'un ECG annuel. L'ALFEDIAM recommande de demander, une épreuve d'effort en présence :
  - D'une anomalie clinique ou ECG,
  - Ou d'une atteinte vasculaire périphérique, particulièrement d'une artérite,
  - Ou d'une micro albuminurie pathologique ou bien d'une protéinurie,
  - Ou d'un autre facteur de risque comme un tabagisme, une hypertension artérielle, une dyslipidémie, un sexe masculin, un antécédent familial de cardiopathie ischémique ou de mort subite avant 65 ans.
  Ces critères recoupent en fait la quasi-totalité de la population atteinte de diabète de type 2, du moins de celle à référence hospitalière. C'est pourquoi il est intéressant de réaliser et de valider des scores permettant une meilleure sélection des patients à explorer.
  L'épreuve d'effort doit être "démaquillée", c'est-à-dire que tout médicament pouvant influer sur les coronaires doit être arrêté 48h auparavant, notamment les béta-bloquants.
  - Si elle est maximale et négative, on peut attendre 3 à 5 ans pour la refaire.
  - Si elle est ininterprétable parce que l'effort maximal n'a pas pu être atteint ou du fait d'anomalies de l'ECG de repos, une scintigraphie myocardique au thallium peut être demandée, combinant un effort sous-maximal et l'injection de dipyridamole. La scintigraphie myocardique peut être demandée d'emblée lorsqu'il est évident que l'épreuve d'effort ne sera pas valide du fait des possibilités d'effort réduites du patient. Cette stratégie de dépistage, qui peut aboutir à une coronarographie et à différentes options thérapeutiques médicales ou chirurgicales, doit être entreprise en collaboration étroite avec les cardiologues.

VII - QUAND FAUT-IL FAIRE UN ECHO-DOPPLER CERVICAL ?

  L'examen clinique vasculaire systématique doit être complété par un echo-doppler cervical si un souffle a été entendu ou en cas d'accident ischémique transitoire. Après 60 ans, un echo-doppler cervical peut être également proposé à titre systématique étant donné la possibilité de sténose carotidienne significative sans souffle cervical, qui peut bénéficier d'un traitement anti-agrégant et d'une surveillance.

VIII - QUAND ET COMMENT FAUT-IL DOSER L'Hb A1c ?

  Le dosage de l'Hb Alc permet de mesurer l'équilibre glycémique des huit dernières semaines de façon objective et il a été validé par des études prospectives pour apprécier le risque de survenue des complications du diabète.
  Le maintien d'un taux inférieur à 6.5 % est impératif pour réduire le risque d'apparition ou d'aggravation de ces complications.
  Le dosage régulier de l'Hb Alc est la base de la surveillance du traitement de tout diabétique. Il est conseillé de le prescrire tous les trois mois pour évaluer le résultat du traitement des diabétiques de type 2, conformément aux RMO.
  Malheureusement il existe de nombreuses techniques de dosage de fiabilité inégale et qui dosent parfois d'autres composants comme l'Hb Al totale ou l'hémoglobine glyquée. Il appartient aux médecins prescripteurs de s'assurer que le dosage est pratiqué de façon appropriée, c'est-à-dire qu'il s'agit d'un dosage spécifique de l'Hb Alc par une méthode validée : chromatographie liquide haute performance, chromatographie basse pression ou méthode immunologique. La méthode de dosage doit être indiquée sur la feuille de résultat. Des initiatives locales de standardisation en coopération avec les biologistes sont souhaitables pour permettre une utilisation plus large et plus sure du dosage de l'Hb A1c.

IX - EXAMENS INUTILES

  - La pratique d'un électromyogramme à but de surveillance est sans utilité.
  - Le dosage de la Lp(a) ne paraît pas actuellement utile compte tenu des données divergentes sur son rôle dans la pathologie cardio-vasculaire des diabétiques et de l'absence de thérapeutique spécifique.

X - STRATÉGIE GÉNÉRALE SOUHAITABLE

  Le rythme de la surveillance clinique peut être mensuel en période d'équilibration, d'éducation ou de difficultés, puis il peut être espacé à 3 ou 4 mois en cas de stabilisation. Cette fréquence des consultations correspond au rythme de prescription du dosage de l'Hb A1c.
  La stratégie de bilan annueI intègre la définition d'un objectif éducatif prioritaire, la réalisation d'une évaluation diététique et la vérification de la qualité de la technique d'auto surveillance si elle a été prescrite.
  C'est le médecin généraliste qui tient le tableau de bord et qui coordonne la surveillance. Il peut réaliser le bilan lui-même lors de plusieurs consultations successives en faisant appel à des spécialistes libéraux, ou prendre l'avis d'un diabétologue, ou encore adresser le patient en hôpital de jour. Ces deux dernières modalités peuvent être particulièrement intéressantes afin d'obtenir un avis pour des patients dont le diabète est mal équilibré ou compliqué ou afin de relancer la relation thérapeutique pour des patients peu motivés.

XI - COUT DE LA SURVEILLANCE PROPOSÉE

  - Le coût du bilan biologique initial proposé est estimé à B258 + AMI 1 pour le prélèvement soit 471,00 F (ce calcul n'inclut pas l'Hb Alc cotée B60, mais comprend les phosphatases alcalines cotées B20).
  - Le FO (KI 5) coûte 186,00 F et l'ECG (K 6.5 + C ou CS) coûte 190,60 F ou 230,60 F.
  - L'écho abdominale est cotée K 30 = 372,00 F.
  - L'ASP est cotée Z 10 + 1.6 = 130,00 F.
  - L'HPO est cotée K5 + B60  = 167,60 F.
  - Le coût du bilan biologique annuel proposé est estimé à B200 + AMIl pour le prélèvement soit 352,00 F + les honoraires de l'ophtalmologiste et éventuellement du cardiologue.
  - L'angiographie rétinienne est cotée K35 + KI 0/2, soit 496,00 F.
  - L'épreuve d'effort est cotée K40, soit 496,00 F.
  - L'écho cardiaque est cotée K60, soit 744,00 F.
  - L'écho Doppler artériel est coté K30, soit 372,00 F.
  - La scintigraphie myocardique d'effort ou au DPD est cotée Z 150 + K,40 soit 1 063,00 F + le prix du produit radio actif. Ce coût est à doubler + K5 en cas de positivité nécessitant un contrôle au repos.
  - Le coût d'une coronarographie est d'environ 8 500 F.

dernière mise à jour

21 avril 99

Références: Kit de prise en charge des diabètiques de type 2 en médecine générale.Conseil            départemental du Diabète de l'Essonne.

           Références Médicales de l'ANAES janvier 1999

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