FMC l'étoile
Actualité en allergologie
08.09.1999
Organisateur: Dr Marie-Jeanne Gobin                 Expert: Dr François Bord

L'exposé             Le sujet sur la toile

Docteur François Bord

 

 

 

 

 

 

 

 

Mécanismes de l'allergie:

 

 

Technique de diagnostic :

Tests cutanés, produits frais, allergies alimentaire, tests aux médicaments.

2 techniques : le pre-test, et l'intra dermo. Pas d'age pour tester;

Pour les enfants pré test ( petit baton pointe de 1 mm , 1 gtte d'allergène que l'on fait penetrer au niveau des mastocytes cutanés qui entraine une réaction.

Patch test pour l'eczéma de contact : batterie standard par 10 , faits dans le dos. 90% des allergies sont des allergies de contact, lecture au bout de 48heures.

Allergie immédiate : 15 à 20 mn après piqure ( venin hyménoptère) réaction immédiate généralisée à distance de la piqure.

Cas particulier : test de Mansel.

Test alimentaire : test de provocation labial ( intérieur de la lèvre : 1 gtte d'aliment frais ou d'extrait de laboratoire à gardé 2 à 5 mn, lecture 15 à 20 mn + tard si urticaire : positif

Arachides 60% des décès dus à des aliments, allèrgène qui ne prévient pas, pas de test à faire trop dangeureux.

TTT des allergies

Utilisation de l'Adrénaline dans 1 choc anaphylactique. hospitalisation obligatoire , il peut y avoir un rebond avec 1 deuxième choc.

Utilisation Adrénaline : sous cutanée

Dans les cas d'oedèmes laryngés utilisation d'Adrénaline sous cutanée ou intra musculaire. Pas de contre indication à l'utilisation de l'Adrénaline surveillance mini 2 heures.

Rhinite à éosino non allergique : faire test au laboratoire sur lames, si ARES < à 20% pas d'allergie , pas de polype. La biologie : on demande une NF les éosinos et les leuco sont responsables de la réaction tardive inflammatoire dans la réaction allergique.

IgE totales le dépistage aucun intérêt :

- 20% des sujets normaux ont un taux >150

- 20% des sujets allergiques ont un taux < 150

Dans 2 cas interessants dermite atopique, eczéma( pneumallergène et alimentaire)

un syndrome dermo respiratoire est associé

une dermatite athopique chez le jeune enfant et de l'asthme. Les IgE totales :1500 2000 3000

Phadiatop : 70 à 90% de fiabilité.

Si intime conviction que cela ressemble à une rhinite avec réaction allergique + asthme et si phadiatop négatif faire les tests, IgE spécifique pas indispensable, en complément dans les cas douteux ou dans les surveillances.

Autres examens :

- radios dents, sinus, poumons( important) dans le cas d'une toux chronique.

Si rhinite + asthme faire une radio des sinus à la recherche de foyers infectieux qui peuvent interférer sur les poumons.

EFR spirométrie (courbe débit/volume)

VEMS exploration des grosses bronches

Tests de provocations ( à faire à l'hopital )

Causes :

Dans un environnement industrialisé augmentation des allergies : moquettes , isolation des maisons, la température constante favorise les acariens. Lutte : aspirer, ventiler bombe anti-acariens tous les 3 mois.

La pollution athmosphérique

Dans les pays moins développés où l'on vaccine peu les enfants contre la rougeole , la rubéole ...moins d'allergie.

L'alimentation : très contreversée, aucune action sur les risques respiratoires, diminution de risque de survenue de l'eczéma dans les premières années de la vie. Diminution des risques d'allergie : le sel, les acides gras, les aliments frais, les anti-oxydants, les vitamines C ,E, le zinc , le sélinium jouent un rôle sur les radicaux libres (rouille de la cellule)

cas clinique :

Enfant 4 ans , rhinopharyngite à la l'automne et en hiver avec bronchite sybilante et dyspnéique. Ne se plaint que de qlqs épisodes d'éternuements matinaux entres les crises.

Hypothèse diagnostique :

(Ne pas dire bronchite asthmatiforme pour les parents ce n'est pas de l'asthme . Si 3 à 4 bronchites asthmatiforme par an c'est un asthmatique.)

1) interrogatoire : antécédents personnels familiaux, dermatologiques

2) tabagisme passif,

3) allergie,

4) le reflux

5) Les foyers infectieux ( la polypose naso sinsuale bilatérale chez l'adulte)

6) Test à la sueur,

7) Le déficit immunitaire transitoire

8) La carence en fer

9) Bilan sanguin : NF, phadiatop, test cutané, fer sérique( carence alimentaire) R.P., les résistances pulmnaires( mesurent des débits) faites sur respiration normale, spirométries chez enfant + agé

90% de l'asthme après 4 ans est allergique, ttt durée 3 à 4 mois ( anti histaminique, lavage nasal, ttt nasal léger, arrêt tabagisme passif), Après 6 ans corticoïde nasale, ventilation de l'habitation, tabagisme passif : arrêt; Après 3 à 4 mois de ttt tests cutanés. A partir de 12 ans : pas de ttt de fond de la maladie asthmatique. Si asthme intermittent ( moins d'1 fois par semaine et moins de 2/mois /nuit) et si un débit de point au dessus de 80 % ttt au coup par coup 30 minutes avant l'effort.

Si l 'aggravation de l'asthme ( + 1 /semaine + 2 fois par mois la nuit) asthme persistant débit de pointe > 80%. : ttt de fond : OUI: corticoïde nasal < 800mcg/jr + Beta 2 action courte( durée ttt + ou - 10 jrs) durée ttt de fond 2 à 3 mois.

L'asthmatique doit faire du sport , +d'endurance que de résistance.

CYTOKINES

Cette classe de molécules comporte notamment les interleukines (IL-1 à IL-16) le TNF les Interférons et de nombreuses autres substances apparentées. Toutes ces protéines jouent dans notre organisme un rôle de communication très important. Elles constituent des messages que s'envoient mutuellement différentes catégories de cellules d'un organisme animal, notamment dans des situations d'agression par un agent extérieur (par exemple lors d'une infection par une bactérie, un virus ou un parasite). Le but général de ces communications est très probablement d'assurer la coordination complexe des défenses et des réponses adaptatives qui doivent s'organiser dans un organisme multicellullaire lorsqu'il est confronté à une situation nouvelle.

CYTOKINES

Cette classe de molécules comporte notamment les interleukines (IL-1 à IL-16) le TNF les Interférons et de nombreuses autres substances apparentées. Toutes ces protéines jouent dans notre organisme un rôle de communication très important. Elles constituent des messages que s'envoient mutuellement différentes catégories de cellules d'un organisme animal, notamment dans des situations d'agression par un agent extérieur (par exemple lors d'une infection par une bactérie, un virus ou un parasite). Le but général de ces communications est très probablement d'assurer la coordination complexe des défenses et des réponses adaptatives qui doivent s'organiser dans un organisme multicellullaire lorsqu'il est confronté à une situation nouvelle.

Le mécanisme allergique

Quelle que soit leur forme (asthme, urticaire ou rhume des foins), les allergies les plus courantes, celles dépendant des immunoglobulines E (IgE), se déroulent en deux phases.

PHASE I : L'induction de l'allergie

 

Lors du premier contact entre l'organisme et l'allergène (pollen, acariens, poils de chat…), les macrophages stimulent des lymphocytes B et T. Ces différentes cellules communiquent entre elles au moyen de leurs protéines membranaires mais aussi grâce à des médiateurs qu'elles produisent comme les interleukines. Les plasmocytes issus de cette cascade de réactions produisent alors des IgE spécifiques de l'allergène d'origine. Cette première phase appelée "induction de l'allergie" se termine avec la fixation des IgE sur les basophiles et mastocytes.

PHASE II : La réaction allergique

La réaction allergique à proprement dite peut alors débuter. L'organisme est prêt à recevoir pour la seconde fois l'allergène. Ce dernier vient se fixer directement sur les IgE des basophiles. Ces cellules libèrent des médiateurs chimiques. L'un des plus connus, l'histamine, favorise l'asthme (la broncho constriction) et les inflammations (la vaso perméabilité des capillaires). Ces médiateurs sont responsables des manifestations cliniques des allergies.

 

 

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